CASTOR s'inscrit dans une démarche d'éco-conception numérique de ses services, en s'appuyant sur les principes du RGESN. Cette page ne présente pas un audit formel, mais un auto-diagnostic interne mené de façon progressive.

1. Raison d’être de ce service

CASTOR a pour objectif de permettre à un plus grand nombre de jeunes de participer à une réflexion collective sur le numérique responsable, au-delà des contraintes de temps, de lieu et de ressources matérielles.

Le projet vise à garantir le droit à la participation des jeunes, d’abord à l’échelle régionale, mais aussi à l’échelle nationale. Il s’inscrit ainsi dans une logique de justice sociale et de démocratisation de l’accès à la culture scientifique et citoyenne.

Une plateforme numérique répond à cette ambition de façon particulièrement adaptée car elle facilite la diffusion, l’accès et la participation, tout en réduisant la complexité logistique pour les établissements. Contrairement à une solution 100 % physique, elle permet de rendre le dispositif accessible au plus grand nombre, sans exiger de moyens matériels lourds ni de mise en place complexe.

Au-delà de la simple discussion, CASTOR propose une expérience de simulation en temps réel. Les choix des groupes ont des conséquences visibles, grâce à une carte du monde interactive qui reflète les impacts environnementaux, sociaux et géopolitiques des décisions prises. Cette dynamique permet de comprendre concrètement les effets de certaines mesures, à travers des délais de mise en œuvre et des effets indirects.

La plateforme permet également de produire un mapping analytique des choix réalisés pendant les parties, de façon agrégée et anonymisée. Ces données peuvent contribuer à mieux comprendre les tendances des jeunes sur les questions de numérique responsable, à l’échelle de la classe, de l’établissement, de la région, voire de façon plus large, dans un cadre compatible avec les principes de protection des données et du RGPD.

Pour les enseignants, CASTOR simplifie la mise en oeuvre d’une séance riche et dynamique via l'attribution automatisée des rôles, la synchronisation des groupes, la gestion des chronomètres, la collecte et le dépouillement des votes. La plateforme leur permet ainsi de se concentrer sur l’accompagnement pédagogique, l’observation des groupes et la relance des débats, tout en adaptant les séances à des contextes très variés (durée limitée, niveaux scolaires différents, thématiques choisies, nombre de tours ou niveau de difficulté).

2. Stratégies mises en oeuvre

  • Le projet repose sur des solutions ouvertes et maîtrisées : Nuxt, Vue, Symfony, PostgreSQL, Mercure, Redis, Traefik et Docker Compose.
  • Les cartes et schémas interactifs sont réalisés en SVG plutôt qu'en images lourdes ou en rendu Canvas.
  • Les vidéos sont auto-hébergées pour garder un contrôle sur leur poids, leur format et leur lecture.
  • Les médias sont compressés avant importation, avec une limitation des vidéos en haute définition et sans lecture automatique.
  • Le site et la plateforme privilégient des pages simples, des composants réutilisables, une navigation intuitive et des contenus bien structurés afin de réduire le temps passé à trouver une information.
  • Les contenus liés aux actualités sont limités pour éviter des informations rapidement obsolètes.
  • Certains contenus réutilisables sont mutualisés afin de limiter au maximum les doublons.
  • Les animations et médias superflus ou purement décoratifs sont limités.
  • Le service ne met pas en place de lecture automatique ni de défilement infini.
  • Le service est pensé de façon responsive et compatible avec des modèles de terminaux plus anciens.
  • La collecte de données est responsable et raisonnée.
  • Le projet s'appuie sur des solutions open source.
  • Le mode projection permet de limiter l'usage des appareils numériques.
  • La maintenance du service est prévue sur une durée de deux ans, avec des dates de suivi définies.
  • Le parcours joueur peut se faire sans compte, avec un minimum de données transmises.

3. Axes d’amélioration identifiés

  • Limiter le recours aux vidéos, qui peuvent parfois être remplacées par des interactions avec l'animateur.
  • Aucune équipe dédiée n'est actuellement prévue pour la mise à jour des contenus.
  • Améliorer la maîtrise de l'hébergement et des environnements techniques pour mieux piloter la sobriété et la maintenabilité.
  • Indiquer clairement la configuration minimale requise pour accéder à CASTOR, notamment le type d'équipement, l'année de construction ou les versions cibles des appareils utilisateurs supportés, ainsi que les besoins de connexion pour un accès et une utilisation confortable du service.